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vendredi 5 avril 2019

LA GAILLARDE

Type : Goélette  bermudienne.




Gréement : 2 mâts ;  voile d'étai et fisherman entre les 2 mâts. grand-voile bermudienne  ; un génois ou divers focs possibles ; une trinquette bômée ; petit bout-dehors ; spi ou foc ballon au portant.


 Matériaux : coque et pont en bois (charpente en chêne, bordés en teck)

Lancement : 1939, à Bremen (Allemagne) par le chantier Abeking et Rasmussen
Autres noms :  Die Schwestern (1939-1946), Nicéphore (1946-1972)

Utilisation initiale : yacht de croisière
Dernière nationalité connue : française
Port d'attache : La Rochelle

Utilisation : Yacht  de croisière, privé.

Signification du nom : la Gaillarde :  Dynamique et pleine de vigueur. c'est aussi une plante de la famille des asteracées, très cultivée dans les jardins pour ses fleurs orangées. Nicéphore est un prénom très peu répandu (l'inventeur de la photo, Niepce, se prénommait ainsi) ; Die Schwestern signifie Les sœurs.

Longueur hors-tout : 15 m
Longueur de la coque : 13,5 m
Longueur à la flottaison : 10 m 
Largeur maximale : 3,25 m
Tirant d'eau maximal : 2,5 m
Tirant d'air : 19 m
Déplacement : 15 t
Surface maxi de voilure : 150 m² au près, 252 m² au portant.
État :  restauré à l'identique, bien entretenu

Avant : étrave élancée, petit bout dehors.

Arrière : voûte élancée ; tableau portant le nom du bateau (peu lisible de loin) ; barre à roue.
 
Coque : bois verni . 

Superstructures : rouf  en arrière du grand mât (2 hublots carrés et 1 hublot ovale sur chaque bord), cockpit.

   La Gaillarde a été construite par le célèbre chantier Abeking et Rasmussen juste avant la guerre 39-45. En 1946 elle a été achetée par l'achitecte naval François Sergent, qui l'a fait restaurer en Allemagne. Elle était alors gréée en ketch à wishbone. En 1972, elle est devenue propriété de Fernand Hervé, constructeur rochelais de bateaux également très réputé ; il l'a regréée en goélette en 1986. En 1992, une société a été créée pour sa gestion et l'a fait totalement restaurer.
  La Gaillarde fait partie de la flotte associée au musée maritime de La Rochelle et participait à la Semaine du golfe du Morbihan 2017. 
    Elle est labellisée B I P.



mardi 26 mars 2019

SELJM

Type : Goélette  bermudienne.





Gréement : 2 mâts ;  voile d'étai bômée entre les 2 mâts ; grand-voile (ou artimon) bermudienne ; 1 génois ; une trinquette bômée ; bout-dehors.

Matériaux : coque et pont en bois
Lancement : 1980, en Italie par le chantier Sangermani (Lavagna), sur des plans de  Anselmo Boretti.
Autres noms :
Utilisation initiale : yacht de croisière
Dernière nationalité connue : pavillon des îles Caiman.
Port d'attache : ?

Utilisation : Yacht  de croisière, privé.

Signification du nom : Seljm: ?

Longueur hors-tout : m
Longueur de la coque : 34 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 7 m
Tirant d'eau maximal : 3,6 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 99 t
Surface maxi de voilure :  m² au près
État :  bien entretenu

Avant : étrave très élancée, guibre, beaupré.

Arrière : voûte élancée ; tableau ovale, verni avec le nom du bateau (peu lisible de loin) ; barre à roue.
 

Coque : blanche . 9 hublots sur chaque bord.

Superstructures : rouf vitré en arrière du grand mât , poste de barre surélevé ; clairevoies, etc
   Cette luxueuse goélette construite en 1980 a fait plusieurs navigations autour du monde, don un a duré 7 ans ; elle participe à des régates de voiliers classiques. Elle a été restaurée en 2010. peut embarquer 14 personnes en croisière (dont 6 membres d'équipage). Vue à Cannes en septembre 2017.

dimanche 25 mai 2014

ORIANDA

Type : Goélette  bermudienne à voiles d'étai




Gréement : 2 mâts ;  voile d'étai bômée entre les 2 mâts ; grand-voile (ou artimon) bermudienne ; 1 génois ; une trinquette bômée ; bout-dehors.

Matériaux : bois
Lancement : 1937,  au Danemark, par le chantier Anderson, sur des plans de Oscar Dahlstrom
Autres noms : Ragna IV, Sabina
Utilisation initiale : yacht de croisière
Dernière nationalité connue : espagnole (?)
Port d'attache : Fiumicino (Italie)

Utilisation : Yacht  de croisière
Signification du nom : Orianda : ?

Longueur hors-tout : 25 m
Longueur de la coque : 22,5 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 5,1 m
Tirant d'eau maximal : 3,2 m
Tirant d'air :   m
Déplacement : 46 t
Surface maxi de voilure : 350  m² au près
État : restauré, bien entretenu
Avant : étrave très élancée

Arrière : voûte élancée ; tableau avec nom du bateau.
Coque : blanche 

Superstructures : rouf vitré en arrière du grand mât , clairevoies, etc
   Cette goélette a été construite pour le Roi Christian X de Danemark en 1938.
Après avoir été très abimée par les Allemands durant la guerre, elle a été retrouvée en 1944 et remise en état. Elle a recommencé à navigué sous pavillon danois, puis a changé de propriétaire et de port d'attache : Suède, France (Méditerranée), Suède, à nouveau France, Allemagne, Antilles, NE des USA, etc...Plus récemment, elle est passé sous pavillon espagnol et navigue en Méditerranée où elle participe aux régates de yachts classiques.
     Une grande restauration a eu lieu en 2010.
    Orianda peut embarquer 8 personnes en croisière (4 cabines) et 20 personnes en régate. 70 personnes peuvent monter à bord lors de réceptions organisées à quai.

lundi 21 avril 2014

TARA (ex ANTARCTICA)


Type : Goélette  bermudienne (ou marconi).  


 Gréement : 2 mât en 1 seule partie à 4 étages de barres de flèches ; une misaine et une grand voile bermudienne ; 1 génois à enrouleur, 1 trinquette ;  spis de différentes tailles au portant

Matériaux : coque et pont en alu.
 
Date et lieu de lancement : 1988 à la Société française de constructions navales (SFCN) de Villeneuve la Garenne (Hauts-de-Seine), sur les plans des architectes Olivier Petit et Luc Bouvet.
 
Autres noms  : Antarctica, Seamaster.
Utilisation initiale : voilier océanographique adapté aux eaux polaires.
Dernière nationalité connue : française.
Port d'attache : Lorient.
Utilisation : Voilier océanographique.
 
Signification du nom :
 
Longueur hors-tout : 36 m
Longueur de la coque : 36 m
Longueur à la flottaison :  m 
Largeur maximale : 10 m
Tirant d'eau maximal : 1,5 m (coque) ; 3,5 m avec la dérive.
Tirant d'air : 30 m
Déplacement : 120 t
Surface maxi de voilure : 400 m²
État :bien entretenu .
Avant : étrave convexe. (brion très arrondi) 
Arrière : voûte.
Coque : alu brut (non peint).
Superstructures : rouf vitré (plexiglas), teinté en orangé ; conteneurs amovibles.
  
  Antarctica a été construit près de Paris par le chantier SFCN ; dessiné par les architectes Petit et Bouvet, il a été conçu selon les demandes de Jean-Louis Étienne. Ce célèbre explorateur français, né dans le Tarn comme La Pérouse, médecin de profession (spécialisé dans la diététique et la médecine du sport), est aussi un grand marin qui a participé à des courses au large sur Pen Duick VI avec Éric Tabarly. Mais c'est surtout un des plus grands explorateurs polaires de la fin du XXème siècle : il a été le premier à atteindre le Pôle Nord en solitaire (avec un traîneau et des chiens) et à réaliser la traversée du continent antarctique dans les mêmes conditions (Transantarctica). C'est certainement un des scientifiques - explorateurs les plus attachants de sa génération.
     J. L. Étienne voulait un navire solide et adapté aux eaux circumpolaires, qui puisse ne pas être emprisonné par les glaces. Pour cela il fallait un dériveur, au fond presque plat et aux bouchains arrondis. Ainsi, le bateau peut se soulever au dessus de la banquise et dériver avec elle. la plupart des bateaux ayant tenté l'expérience à la fin du XIX ème et au début du XX ème siècle avaient  été brisés par la banquise, à l'exception du Fram de Nansen). De 1991 à 1996, Antarctica a mené des expéditions, autour de l"Antarctique puis aux environs du Spitzberg. L'équipage envoyait régulièrement des vidéos qui permettaient aux élèves français (notamment en collège) de connaître le milieu marin et les milieux polaires.
   Après ces missions scientifiques et pédagogiques, J L Étienne a vendu le navire à Sir Peter Blake qui l'a rebaptisé Seamaster. Ce navigateur prestigieux, vainqueur de nombreuses régates et défis comme le trophée Jules Verne, double vainqueur de l'America's cup, avait décidé de reprendre les activités primitives du voilier (exploration et protection de l'environnement) mais cette fois en eaux plus chaudes. Hélas, le navire a été attaqué par des pirates sur l'estuaire de l'Amazone et son capitaine  a été tué lors de l'agression (en 2001)
  Ramené en France, Seamaster est resté désarmé durant 2 ans au port de Camaret (Finistère).
   Le navire a été racheté en 2003 et rebaptisé Tara (Tara Arctic pour certaines expéditions) par Agnès b, créatrice d'une société de couture et de produits cosmétiques. C'est Étienne Bourgois, le fils de la créatrice de mode, et directeur de sa société, qui a conçu le nouveau projet d'utilisation du navire, assez proche de ceux de J L Étienne et de Peter Blake.
   Après une remise en état, Tara a commencé ses expéditions en 2006. la goélette est désormais basée à Lorient, où elle hiverne régulièrement. Plusieurs voyages ont eu lieu autour de l'Arctique et ont servi à montrer l'importance de la diminution de la surface de la banquise, d'année en année et à mesure son épaisseur. D'autres études (plancton, courants marins et aériens, météo, étude de la faune, etc.
   L'équipage comprend 12 ou 13 personnes : 4  marins (tous officiers), 2 à 6 scientifiques, 1 cuisinier, 1 correspondant et, parfois, un artiste. 
   Revenue à Lorient le 7 décembre 2013, la goélette, après un hivernage à Lorient est repartie le 19 avril pour une expédition en Méditerranée. Celle-ci est consacrée à la recherche et à l'étude des plastiques présents en mer et de leur fragmentation (la destruction réelle des plastiques dure des milliers d'années). Depuis, Tara revient régulièrement à Lorient entre 2 expéditions sur les océans et les mers du globe. Elle est repartie le 2 avril 2023 pour 2 ans à la découverte des écosystèmes côtiers européens (Atlantique, Mer du Nord, Baltique, Méditerranée.) Le 22 septembre 2023, elle est revenue à Lorient, son port d'attache.
 
    En 25 ans : une carrière bien remplie et fructueuse qui n'est pas sans rappeler celle de la Calypso, pour ce navire, peut-être pas très beau, mais efficace et fonctionnel.
    Pour le site internet de Tara, cliquez ici 


    Deux autres voiliers ont été construits dans le style de Tara : Paratti II, construit comme Tara sur des plans de Bouvet - Petit ;   Pangaea, construit en 2008 par Mike Horn (explorateur et aventurier suisse, d'origine sud-africaine), pour une usage comparable à Tara a été pendant un certain temps saisi par la justice sur demande de ces 2 architectes pour contrefaçon de Paratti II. La justice leur a donné raison. Une fois la situation réglée,  Mike Horn, utilise son bateau comme Tara, pour des recherches océanographiques et de expéditions polaires; C'est le voilier qui s'est approché le plus près du Pôle Nord.


    Tout récemment, Jean-Louis Étienne a programmé de nouvelles étude dans l'Antarctique : Polar Pod, une sorte d'immense bouée dérivante, habitable, qui tournera autour du continent au gré des vents et des courants. Pour ravitailler cette station océanographique, un nouveau navire a été conçu : Persévérance. Construit au chantier Piriou du Vietnam et baptisé à Marseille en juin 2023, il a fait une courte escale à Concarneau pour maintenance et a quitté le port finistérien le 17 septembre 2023 : direction le grand sud (photo ci-dessous).
 


dimanche 9 mars 2014

PEN DUICK III



Type : Goélette  bermudienne .

Gréement : 
2 mâts  ; 2 voiles bermudiennes (misaine et grand-voile) ; génois de différentes tailles, 1 trinquette ; spis de différentes tailles au portant. La misaine peut être équipée d'un wishbone qui augmente considérablement sa surface et la fait ressembler à une voile aurique surmontée de son flèche


Matériaux : alu
Date et lieu de lancement : 1967, au chantier  de la Perrière, à Lorient, sur des plans d'Éric Tabarly .
Autres noms  : Gauloises II, St-Malo - Pointe-à Pitre, Cacharel
Utilisation initiale : voilier de course au large.
Dernière nationalité connue : française
Port d'attache : Lorient

Utilisation : Voilier école de croisière
 
Signification du nom : Pen Duick III : Le 3 ème de la série des Pen Duick d'Éric Tabarly. Le nom est tiré du nom breton (pennduig) de la mésange charbonnière. C'est le nom donné par le père du navigateur à son cotre, devenu le premier de la série (voir la fiche de Pen Duick sur ce lien)
   
Longueur hors-tout : 17,45 m
Longueur de la coque : 17,45 m
Longueur à la flottaison : 13 m 
Largeur maximale : 4,2 m
Tirant d'eau maximal : 2,8 m
Tirant d'air :  m
Déplacement : 32 t
Surface maxi de voilure : 152 m²au près
État :  restauré, bien entretenu
Avant : concave et tulipée, faisant penser de profil à une étrave à guibre

 
Arrière : voûte et petit tableau étroit (mais la carène est beaucoup plus plate et planante que l'impression donnée à flot) ; barre franche.



Coque : noire 

Superstructures : petit rouf devant le cockpit.

   Pen Duick III est le deuxième  monocoque construit pour Éric Tabarly, qui l'a dessiné lui-même. Conçu selon la jauge du RORC (règlement britannique), regréé en ketch puis en sloop au gré des changements de la jauge, Pen Duick III gagna de nombreuses courses organisées par les Anglais. Sa carrière en course est longue et prestigieuse, d'abord avec Tabarly puis avec d'autres skippers prestigieux, restant la propriété de Tabarly. Il a même participé (sponsorisé par Cacharel) à un Vendée Globe, mené par J F Coste, en 1989, mais il était devenu obsolète pour les courses océaniques de ce niveau.
   Pen Duick III continue à naviguer beaucoup pour le club de croisière Pen Duick et fait partie de l'assocaiation Pen Duick basée à la Cité de la Voile de Lorient