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vendredi 23 mai 2014

GIPSY MOTH III

Type : Sloop bermudien 
 
Gréement : 1 mât ;  grand-voile bermudienne ; 1 génois ou un foc ; pas de bout-dehors  ; numéro de voile  ; spi au portant


Matériaux : bois (acajou)
Lancement : 1959 en Irlande (Arklow) par le chantier de John Tyrrell.
Autres noms : aucun
Dernière nationalité connue : britannique
Port d'attache :
Falmouth
Utilisation : voilier de croisière privé

Signification du nom : Gipsy moth était un modèle d'avion construit par De Havilland. Alors que Chichester était en Nouvelle Zélande, il est venu chercher un avion de ce type en Angleterre pour le ramener en Australie, réalisant le voyage en 41 jours.
    Gipsy Moth : c'est aussi le nom anglais du Bombyx disparate (lymantria dispar). C'est un papillon nocturne très répandu, dont les chenilles sont susceptible de faire de gros dégâts sur les arbres (surtout sur les chênes) lors des phases de pullulation. La femelle est incapable de voler ; le mâle, lui, est bon voilier. sans doute est-ce l'origine du nom de l'avion.
    Tous les avions et bateaux de Chichester ont porté ce nom.

Longueur hors-tout : 12 m
Longueur de la coque : 12 m
Longueur à la flottaison :  8,4 m 
Largeur maximale : 3,1 m
Tirant d'eau maximal : 2 m
Tirant d'air :   m

Déplacement : 13 t (dont une quille de 4 t)
Surface maxi de voilure :  m² au près ;
État : restauré, bien entretenu
Avant : étrave très élancée
Arrière : voûte très élancée, tableau


Coque : noire

Superstructures : rouf allongé.

    Gipsy Moth  est le bateau avec lequel Sir francis Chichester, pionnier de l'aviation et navigateur hors pair, a gagné la première transat en solitaire ; il l'avait co-organisée, en 1960, avec un officier britannique, Blondie Hasler. Il mit plus de 40 jours à franchir la distance Plymouth - Newport. Il n'y avait que 5 bateaux au départ ; le plus petit, un Cap Horn (version agrandie et améliorée du Corsaire, de 6,5 m), mené par Jean Lacombe, mit 74 jours. Pas mal, pour un bateau de 6,5 m, avec lequel l'essentiel était déjà d'arriver !
     L'épreuve suivante , en 1964, se termina par la magnifique victoire d'Éric Tabarly, avec près de 2 jours d'avance (27 j ) sur Chichester, quelque peu dépité. Pen Duick II, en contreplaqué,  était plus léger que les autres voiliers, construits en bois.  Avec 29 j et 24h, Gipsy Moth améliorait néanmoins largement son propre record. Quant à Jean Lacombe, il terminait 9ème sur 14, cette fois sur un Golif de 6,5m. Si la course avait été jugée en temps compensé, avec ses 46 jours de traversée, il aurait sans doute été gagnant.
        Par la suite, Chichester a réalisé un tour du Monde en solitaire, avec une seule escale (à Sydney), en 266 jours, sur le ketch Gipsy Moth IV. Il na pas, par contre, participé à la première course autour du Monde (Golden Globe, gagné par Knox-Johnston, et où Moitessier s'est fait remarquer)

      Gipsy Moth III a été restauré dans un chantier italien, près de Venise, à la fin du XXème siècle. Le pilote automatique de l'époque, équipé d'une petite voile, n'a été remplacé par un système moderne. Pour le reste, la restauration s'est faite à l'identique.

dimanche 9 mars 2014

PEN DUICK II (14)


Type : ketch  bermudien.

Gréement : 
2 mâts en alu, bômes en bois ; 2 voiles bermudiennes (grand-voile et artimon) ; génois (yankee), 1 trinquette ; spi ; voile d'étai éventuellement.


Matériaux : contreplaqué
Date et lieu de lancement : 1964, au chantier Costantini, à La Trinité-sur-mer (Morbihan), d'après une série de voiliers conçue par ce chantier, les Tarann..
Autres noms  : Gauloises II, St-Malo - Pointe-à Pitre, Cacharel
Utilisation initiale : voilier de course au large.
Dernière nationalité connue : française
Port d'attache : Lorient

Utilisation : Voilier école de croisière
 
Signification du nom : Pen Duick II : Le  deuxième Pen Duick d'Éric Tabarly. Le nom est tiré du nom breton (pennduig) de la mésange charbonnière. C'est le nom donné par le père du navigateur à son cotre, bateau de légende construit il y a a presque 120 ans par le chantier écossais Fife (voir la fiche de Pen Duick sur ce lien)
   
Longueur hors-tout : 13,6 m
Longueur de la coque : 13,6 m
Longueur à la flottaison : 10 m 
Largeur maximale : 2,8 m
Tirant d'eau maximal : 2,2 m
Tirant d'air : 12,5 m
Déplacement : 6,5 t (dont 3 t pour le lest ; quille à bulbe)
Surface maxi de voilure : 61 m² au près
État :  restauré, reconstruit en 1994 au chantier Pichavant (Pont l'Abbé) ; bien entretenu
Avant : étrave inclinée


Arrière : voûte et tableau très étroit  ; barre franche.

Coque : noire ; elle porte toujours le célèbre numéro 14 qu'avait le voilier lors de la fameuse transat de 1964.

Superstructures : petit rouf en bois ; bulle en plexiglas..

     Pen Duick II est le premier monocoque construit pour Éric Tabarly. Il a apporté la célébrité à ce marin, qui a gagné avec lui la Transat anglaise de 1964, devant des bateaux plus puissants et des marins chevronnés (notamment Francis Chichester, 2 ème de la course). On dit souvent que l'exploit a attiré les français vers la voile et la plaisance, mais il ne faut pas oublier que les écoles de voile associative, celle des Glénans et des architectes créateurs de bateaux bon marché (Herbulot et Harlé, par exemple) ont également beaucoup fait dans ce sens.
     Conçu pour la navigation en solitaire, le voilier peut embarquer 8 équipiers.

   Après avoir appartenu à l'école nationale de voile de Quiberon, le bateau a été abandonné au point de pourrir et de devenir inutilisable. Il a fallu le reconstruire. Bien entretenu depuis, il fait partie de l'association Tabarly. Les 5 bateaux de la flotte sont parfois réunis au port d'attache, la Cité de la Voile à Lorient ; on les retrouve aussi dans de nombreux rassemblements de voiliers, par exemple à l'Armada de Rouen en  juin 2013.
       LoÏk Peyron a choisi ce bateau pour participer à la transat anglaise en juin 2016.